Red Beans & Pepper Sauce, Stock Mennecy, le 4 octobre 2024.
Images de face : Didier Skytaten,
Live Report & 2 images en bas : Olivier Carle
N’ayant jamais été au Stock Mennecy, la venue de Red Beans & Pepper Sauce m’en donnait l’occasion rêvée… J’y allais d’autant plus volontiers que j’adore ce groupe que je me préparais à le revoir pour la 5ème fois depuis 2019, en 1ère partie de Dana Fuchs à Paul B.. Le Stock est situé en périphérie de Mennecy et se présente sous la forme d’un café-bar-concert avec une scène au fond de la salle et un grand écran perpendiculaire qui permet à ceux qui sont au bar de voir la prestation du groupe de loin car la salle est relativement grande. Une configuration un peu dans l’esprit de l’ancien Forum Vauréal pour faire simple. La scène elle-même n’est pas très grande et pour une formation de 5 musiciens dont une batterie et un clavier, comme c’est le cas pour RB&PS, pas simple de pouvoir bouger à son aise… Le son y est plutôt bon. Le public est présent en quantité suffisante d’autant que le concert a lieu à la veille du Week-End. On notera la présence de musiciens-amis comme Audrey et Lucas de Little Odetta, Yulia de Elise & The Sugarsweets ou encore Pascal des Shaggy Dogs. Le Set sera partagé en 2 avec un court entracte.
On retrouve donc Jessyka Aké au chant, Laurent Galichon aux guitares, Serge Auzier aux claviers, Pierre Cordier à la basse et Niko Sarran à la batterie. Le quintet déploie toujours une formidable énergie et un Heavy Blues/Classic Rock d’excellente facture. Il s’appuie sur ses 7 premiers albums sortis en l’espace d’une dizaine d’années. Le 8ème est attendu en janvier 2025 avec des invités prestigieux comme Fred Wesley, Fred Chapellier, le violoniste arabo-andalou Rabie Houti, Yarol Poupaud, Boney Fields, le saxophoniste Gordon Beadle et bien d’autres.
On attaque logiquement avec le morceau qui ouvre le dernier album judicieusement intitulé « 7 » à savoir le bien Heavy « Going Blind » qui met la barre très haut. Retour ensuite aux débuts du combo avec le mélancolique « Glitter City » et la voix enjôleuse de Jessyka qui nous transporte, superbe moment qui rappelle un peu Massive Attack ou Portishead ! On repart à fond avec le Groovy « No Saint Today » de l’album « Red » qui permet à Laurent d’extirper des riffs furieux de sa guitare…
Ambiance très 70’s avec « Gonna Dance » et le formidable travail de Niko aux baguettes et de Serge qui marche sur les traces de son héros Jon Lord. On reste sur l’album « 7 » avec « Lonely » , la voix féline de Jessyka et la guitare de Laurent qui gémit avant de s’enflammer. « Run » sonne un peu plus prog’ et se termine par un superbe solo de batterie de Niko avant la pause.
On reprend quelques instants plus tard avec « World Is Burnin’ » et son ambiance quelque peu Zeppelinienne, un pur régal ! « What Happens In Vegas » démarre sur les chapeaux de roue avec le riff acéré de Laurent et la section rythmique de Niko et Pierre qui s’emballe durablement. Petit détour par l’album « Mechanic Marmalade » dont je me souviens très bien et notamment de la mémorable soirée de lancement à la Boule Noire juste avant le Covid avec un RB&PS au sommet de sa forme. Là c’est le subtil et accrocheur « My Holy Guest » qui est revisité et ça tourne remarquablement bien. On repart au taquet avec « Guess My Name » du dernier opus qui groove comme jamais et qui voit les éléments féminins du public se lever pour soutenir Jessyka et ses comparses… La tension ne retombe pas avec « No Crossroads » joué sur un rythme effréné par les Montpelliérains au sommet de leur art. Le quintet terminera son set avec le triptyque de ses débuts « You Can’t Turn Around »/ » Half World Changeling »/ »Lock You Down » et d’un Medley de morceaux choisis de Zeppelin, Hendrix et autres friandises des glorieuses années 70. Et pour le rappel c’est Lemmy et sa bande qui seront à l’honneur pour un « Ace Of Spades » de derrière les fagots qui mettra tout le monde d’accord sur le fait que Red Beans demeure un des meilleurs groupes Classic Rock de l’hexagone…